Avec La Fiscalité Camerounaise au Scalpel, l’Inspecteur Principal des Impôts Hors Échelle plonge au cœur d’un sujet qui concerne entreprises, administrations et citoyens : l’impôt. À travers cet essai, il livre son analyse du système fiscal camerounais et avance des pistes de réflexion sur son efficacité et son équité.
L’impôt est partout, mais reste souvent difficile à comprendre. Derrière les déclarations, les taxes, les prélèvements et les obligations administratives se cache un système complexe, dont les règles peuvent sembler lointaines au contribuable. C’est cette mécanique qu’Alain Symphorien Ndzana Biloa entreprend de décortiquer dans son nouvel ouvrage, La Fiscalité Camerounaise au Scalpel, publié aux Éditions du Panthéon.
Le choix du titre donne le ton. Pas question pour l’auteur de se contenter d’une présentation théorique de la fiscalité. Juriste et Inspecteur Principal des Impôts Hors Échelle, il s’appuie sur une expérience professionnelle de plusieurs années au sein de la Direction générale des Impôts. Il y a notamment exercé comme inspecteur vérificateur pendant une dizaine d’années, dont six comme chef d’équipe de contrôle des entreprises industrielles à la Division des Grandes Entreprises.
Cette expérience nourrit un ouvrage qui veut rendre lisibles les rouages d’un système souvent réservé aux spécialistes. Impôts, taxes, prélèvements, obligations des entreprises, relations avec l’administration : l’auteur passe en revue les différents mécanismes et s’interroge sur leur fonctionnement. Mais son regard ne s’arrête pas aux textes. Il s’intéresse aussi à la manière dont le contribuable vit et perçoit l’impôt.
Car derrière la technicité fiscale se trouve une question simple : le citoyen a-t-il le sentiment d’être traité équitablement devant l’impôt ? Pour Alain Symphorien Ndzana Biloa, cette perception est essentielle. La relation fiscale ne repose pas uniquement sur le respect des obligations légales. Elle participe également au lien entre l’État et ceux qui contribuent au financement de son fonctionnement.
L’auteur avance ainsi plusieurs pistes de réflexion sur les réformes qui pourraient permettre de rendre la fiscalité camerounaise plus efficace. L’objectif affiché est de renforcer la mobilisation des ressources publiques sans, pour autant, fragiliser la compétitivité des entreprises. Un équilibre délicat, au moment où les questions de financement du développement occupent une place importante dans les débats économiques.
Ce nouvel essai s’inscrit dans une réflexion engagée depuis plusieurs années. Alain Symphorien Ndzana Biloa avait déjà publié, en 2016, La fiscalité, levier pour l’émergence des pays africains de la zone franc : le cas du Cameroun. En 2018, il signait Sauvons l’impôt pour préserver l’État, avant de publier en 2021 Un système fiscal international 3G pour financer le développement durable.
Avec ce quatrième ouvrage, le spécialiste élargit donc son champ d’analyse. Il ne s’adresse pas uniquement aux fiscalistes. Entrepreneurs, professionnels de l’audit et de la comptabilité, enseignants, chercheurs, responsables publics mais aussi simples contribuables sont concernés par cette réflexion sur un système qui touche directement la vie économique.
La démarche est également personnelle. Depuis sa nomination, en février 2011, comme Directeur des Affaires générales au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, Alain Symphorien Ndzana Biloa s’est davantage consacré à l’écriture. Il revendique une préférence pour les ouvrages critiques, susceptibles de nourrir le débat public et d’ouvrir des pistes de changement.
Le rendez-vous est fixé ce jeudi 24 septembre 2026 à Yaoundé pour la cérémonie de dédicace de La Fiscalité Camerounaise au Scalpel. L’auteur doit y échanger avec le public sur les raisons qui l’ont conduit à écrire cet ouvrage et sur son analyse de la fiscalité nationale.
Avec ce livre, Alain Symphorien Ndzana Biloa entend surtout sortir l’impôt de son langage de spécialistes. Derrière les chiffres et les formulaires, il pose une question qui concerne chacun : comment construire une relation plus claire et plus équitable entre l’État et le contribuable ?










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